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05 February 2007

Carla, ça promet!

J'ai acheté le second album de Carla Bruni. Aussi vite que j'ai pu. Sur Priceminister, je crois. En tout cas, pas à la Fnac, qui demandait 17 € de frais de port contre les moins de 6 chez Priceminister. On croit rêver.
J'étais déçue à l'avance qu'il soit en anglais. Sa voix, à Carla, est toujours là, c'est déjà ça, ou c'est ça en premier, je ne sais pas.

l'album est joliment joli. et m'a permis d'accéder à des textes et des auteurs anglo-saxons que je n'aurais pas été découvrir seule : William Butler Yeats, Wystan Hugh Auden, Emily Dickinson (que j'avais découverte grâce à Sophie's Choice de Styron), Christina Georgina Rossetti, Walter De La Mare, Dorothy Parker.

Je suis allée depuis Wikipédier un peu et je suis désormais moins pauvrette côté versification anglaise.
Comme je ne suis pas aussi habile que ma bonne amie Fabienne qui mollylise en Angleterre , ni que mon copain Mikou, qui téquilate au Mexique, je me contenterai de copier ici deux ou trois des poèmes chantés dans le CD 'No Promises' de C. Bruni. POur la musique, faudra aller sur vos sites préférés, moi je ne sais pas vous mettre des videos et autres musiques…De moi à vous, c'est bien dommage, mais allez fouiner et puis voilà.En attendant, des textes:

Afternoon
- Dorothy Parker-

When I am old, and comforted,
And done with this desire,
With Memory to share my bed
And Peace to share my fire,

I'll comb my hair in scalloped bands
Beneath my laundered cap,
And watch my cool and fragile hands
Lie light upon my lap.

And I will have a sprigged gown
With lace to kiss my throat;
I'll draw my curtain to the town,
And hum a purring note.

And I'll forget the way of tears,
And rock, and stir my tea.
But oh, I wish those blessed years
Were further than they be!

Balade at Thirty-five - Dorothy Parker-
This, no song of an ingénue,
This, no ballad of innocence;
This, the rhyme of a lady who
Followed ever her natural bents.
This, a solo of sapience,
This, a chantey of sophistry,
This, the sum of experiments, --
I loved them until they loved me.

Decked in garments of sable hue,
Daubed with ashes of myriad Lents,
Wearing shower bouquets of rue,
Walk I ever in penitence.
Oft I roam, as my heart repents,
Through God's acre of memory,
Marking stones, in my reverence,
"I loved them until they loved me."

Pictures pass me in long review,--
Marching columns of dead events.
I was tender, and, often, true;
Ever a prey to coincidence.
Always knew I the consequence;
Always saw what the end would be.
We're as Nature has made us -- hence
I loved them until they loved me.

Promises like pie-crust
- Christina Georgina Rossetti-

Promise me no promises,
So will I not promise you:
Keep we both our liberties,
Never false and never true:
Let us hold the die uncast,
Free to come as free to go:
For I cannot know your past,
And of mine what can you know?

You, so warm, may once have been
Warmer towards another one:
I, so cold, may once have seen
Sunlight, once have felt the sun:
Who shall show us if it was
Thus indeed in time of old?
Fades the image from the glass,
And the fortune is not told.

If you promised, you might grieve
For lost liberty again:
If I promised, I believe
I should fret to break the chain.
Let us be the friends we were,
Nothing more but nothing less:
Many thrive on frugal fare
Who would perish of excess.

20 August 2005

ça va !




est-ce qu'un jour, Brel sera dépassé ? de Moi à Vous, j'en doute !


Un jour le Diable vint sur terre, un jour le Diable vint sur terre
pour surveiller ses intérêts, il a tout vu le Diable, il a tout entendu
et après avoir tout vu, après avoir tout entendu, il est retourné chez
lui, là-bas.

Et là-bas on avait fait un grand banquet, à la fin du banquet, il s'est
levé le Diable, il a prononcé un discours et en substance il a dit ceci,
il a dit:

Il y a toujours un peu partout
Des feux illuminant la terre ça va
Les hommes s'amusent comme des fous
Aux dangereux jeux de la guerre ça va
Les trains déraillent avec fracas
Parce que des gars pleins d'idéal
Mettent des bombes sur les voies
Ça fait des morts originales
Ça fait des morts sans confession
Des confessions sans rémission ça va

Rien ne se vend mais tout s'achète
L'honneur et même la sainteté ça va
Les États se muent en cachette
En anonymes sociétés ça va
Les grands s'arrachent les dollars
Venus du pays des enfants
L'Europe répète l'Avare
Dans un décor de mil neuf cent
Ça fait des morts d'inanition
Et l'inanition des nations ça va

Les hommes ils en ont tant vu
Que leurs yeux sont devenus gris ça va
Et l'on ne chante même plus
Dans toutes les rues de Paris ça va
On traite les braves de fous
Et les poètes de nigauds
Mais dans les journaux de partout
Tous les salauds ont leur photo
Ça fait mal aux honnêtes gens
Et rire les malhonnêtes gens.
Ça va ça va ça va ça va